Dragon de mer commun (Phyllopteryx taeniolatus)NOM COMMUN : dragon de mer commun, hippocampe dragon ou dragon de mer phylloptère 

Nom anglais : Weedy Seadragon or Common Seadragon  

Nom latin : Phyllopteryx taeniolatus  

FAMILLE : Syngnathidae - Syngnathinae

Biomimétisme : chez les hippocampes, la queue préhensile (c’est-à-dire qui peut saisir ou s’accrocher) est composée de segments osseux carrés qui s’articulent avec flexibilité. Des chercheurs ont étudié ces propriétés mécaniques et leurs avantages. Elles inspirent la conception de nouveaux robots ou systèmes de défense notamment dans le domaine médical.

Distribution : il vit de façon endémique le long de la cote sud  de l’Australie, sur les côtes de Tasmanie et sur la côte est de la Nouvelle-Zélande.

Lieu de vie : principalement dans les récifs coralliens et les algues. Le dragon de mer commun vit dans la zone intertidale (espace situé entre la marée haute et la marée basse) jusqu’à 50 mètres de profondeur.

Alimentation : suivant sa taille, il se nourrit de zooplancton (Mysidés, Mysidacés) et de crevettes. Ce curieux poisson, dépourvu de dents et de véritable estomac doit se contenter de proies faciles à avaler et à digérer. Son museau en forme de pipette lui permet de les aspirer.

Reproduction : le dragon de mer commun mâle est ovovivipare c’est-à-dire que les œufs incubent et éclosent à l’intérieur de l’animal. La particularité du dragon de mer commun, tout comme son cousin l’hippocampe, est que l’incubation et l’éclosion ont lieu à l’intérieur de la poche ventrale du mâle. Ce dernier porte les œufs pendant 4 à 5 semaines au cours de l’été.

Taille : il mesure en moyenne 30 à 32 cm de long mais sa taille maximale peut atteindre 46 cm chez le mâle. Sa croissance initiale est rapide ; il atteint la taille adulte en 1 an.

Longévité : ils peuvent vivre 10 ans en captivité.

Menaces et mesures de protection : l’hippocampe-dragon est considéré comme quasi-menacé par  l’UICN. Il a fait l’objet de mesures de préservation dès 1993.
http://www.iucnredlist.org/apps/redlist/details/17177/0 
 
Anecdotes : les hippocampes dragons ne se rencontrent que le long des côtes du Sud de l'Australie. Leur mimétisme est adapté uniquement à la dissimulation parmi certaines algues qui poussent là bas. 
Cependant, depuis 20 ans, les champs d'algues régressent, sous l'action des oursins qui pullulent depuis que leurs prédateurs, les homards, se raréfient à cause d'une pêche mal contrôlée.
Parce que leur habitat pourrait disparaître, les hippocampes-dragons sont considérés comme menacés par l'IUCN. La préservation de ce joyau des océans passe non seulement par la création d'aires marines protégées, mais aussi par une régulation des pêches de homards ! 

Particularités et capacités à occuper une place dans l’écosystème : comme toutes les espèces de la famille de Syngnathidés, le dragon de mer commun se caractérise par son squelette externe et son museau en forme de tube dépourvu de dent. C’est pour se nourrir qu’il suit de petits bancs de crustacés et utilise son long museau comme une pompe. Il aspire l’eau qu’il rejette par ses opercules après avoir conservé au passage les micro-organismes dont il est friand.

Le dragon de mer commun et l'homme : il plaît beaucoup aux plongeurs et des voyages de plongée sont organisés tout exprès pour le rencontrer lui et surtout son cousin le dragon de mer feuillu. Si les poissons sont dérangés, ils migrent ailleurs. Le spécialiste Rudie KUITER rappelle dans son livre "Hippocampes, poissons aiguilles et espèces apparentées" que pour obtenir de bonnes photos, il est fondamental de se placer à une distance qui n’inquiète pas le dragon de mer. Il faut le laisser s’approcher sans jamais le forcer.  Le dragon de mer commun est aussi prisé par les aquariums publics. Depuis la fin des années 1990 seuls les animaux d’élevage peuvent être commercialisés.

Pour en savoir plus et sources

Livre :

Rudie H. KUITER. Hippocampes, poissons aiguilles et espèces apparentées, Syngnathiformes. Ed. Ulmer, 2001. Coll. Encyclopédies du Naturaliste, pp 75-79.


Articles :

David DOUBILET. Diables de Tasmanie. Geo, n°218, avril 1997, pp 38-48

Paul GROVES. Les Dragons de mer. Pour la Science, n°256, février 1999, pp 68-73

Pierre CONSTANT. Dragons de mer. Mer & Océan, n°37, oct-nov 1999, pp 20-22

Sites:

IUCN
http://www.iucnredlist.org/apps/redlist/details/17177/0

Fishbase

http://www.fishbase.org/Summary/speciesSummary.php?ID=14267&genusname=Phyllopteryx&speciesname=taeniolatus&AT=Phyllopteryx+taeniolatus&lang=French

Spécial biomimétisme

The Newsstand
http://newsstand.clemson.edu/mediarelations/seahorse-tails-could-inspire-new-generation-of-robots/

Futura-Sciences
http://www.futura-sciences.com/magazines/high-tech/infos/actu/d/robotique-queue-hippocampe-pourrait-revolutionner-robotique-58894/

Pour la Science
http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actu-pourquoi-la-queue-des-hippocampes-est-elle-carreea-35676.php