Océan Pacifique - Polynésie Française - Atoll de Fakarava, dans l'archipel des Tuamotu - Réserve de la biosphère. Vue sur les côtes paradisiaques qui bordent l'île, où se côtoient cocotiers, sable blanc, et eau cristalline du lagon.L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé l’année 2017 : Année internationale du tourisme durable pour le développement.
Durant l’année 2017, Nausicaa souhaite approfondir chaque mois un sujet lié au tourisme durable. Du samedi 8 juillet au dimanche 3 septembre 2017, Nausicaa aborde la thématique des tropiques. 
Nausicaa a choisi de s’inscrire dans cette thématique et souhaite montrer que chacun, dans ses choix de consommation et de loisirs, peut choisir le tourisme durable. Il est possible de donner du sens et de l’authenticité à ses actions en s’orientant vers des activités encourageant la préservation des milieux marins et participant à l’amélioration des connaissances sur l’océan, les espèces marines, le climat ou les activités humaines liées à la mer.
Le tourisme durable pour le développement permet de comprendre comment, dans certaines zones du monde et en particulier sous les tropiques, les Hommes vivent en harmonie avec la biodiversité qui les entoure et en valorisent les ressources.

Les tropiques à découvrir à Nausicaa 

Cette thématique sera l’occasion pour vous de découvrir ou de redécouvrir des espaces et des espèces emblématiques telles que le napoléon ou le requin-nourrice ou plus surprenantes telles que le périophthalme ou l’hétérocongre, évoquant le tourisme durable dans les tropiques.
Les soigneurs de Nausicaa animent plusieurs fois par semaine des nourrissages autour du lagon et de la mangrove. L’animation de la mangrove va permettre de vous sensibiliser à cet écosystème peu connu. A côté du platier corallien et du bassin où évoluent les requins, Nausicaa a reconstitué un réel complexe touristique quelque part dans l’océan Indo-Pacifique. Le lagon, c'est l’étendue d'eau de mer séparée et protégée de la haute mer par une barrière corallienne.

Après avoir assisté aux différentes animations et avoir reconnu chaque espèce, Nausicaa vous invite à tester vos connaissances en participant à un quiz spécial "tourisme durable sur les tropiques", sur le plateau TV de Nausicaa .
Le service éducatif de Nausicaa propose également des animations pour les groupes d’enfants ou des centres de loisirs sur la thématique des tropiques.

La mangrove : un modèle de développement touristique durable

Près de l’embouchure des fleuves, dans les deltas, une végétation particulière bien adaptée à l’eau saumâtre s’avance sur la Mer : la mangrove. Ces arbres étranges – les palétuviers – entremêlent leurs racines aériennes et fixent la vase. Ils vivent ainsi dans le balancement des marées et hébergent une faune extraordinaire qui y trouve abri et nourriture. Ils constituent également une pouponnière pour les juvéniles, qui après avoir grandi, rejoindront la mer. C’est sous les tropiques que vit la mangrove, un écosystème vital aux océans et à la planète. Le tourisme durable pour le développement permet de comprendre comment, dans certaines zones du monde et en particulier sous les tropiques, les Hommes vivent en harmonie avec la biodiversité qui les entoure et en valorisent les ressources.

Voici les nouveaux animaux présentés dans la mangrove de Nausicaa :

Bernard l'hermite terrestre (Coenobita rugosus)Le bernard-l’hermite terrestre est un animal qui vit sur les côtes de l’Afrique de l’Est à l’océan Pacifique. Comme tous les bernard-l’hermite, il cache son corps mou dans une coquille empruntée et mesure en moyenne 1 à 2 cm.
Il est omnivore et détritivore, environ 70 % de sa nourriture est végétale et 30 % est d’origine carnée. Ce sont des animaux grégaires qui vivent en colonies dans les zones humides entre la plage et le début des zones forestières. Ils se nourrissent la nuit et sont capables de boire à partir du sable si celui-ci est assez saturé en eau. 

 

Périophtalme, sauteur de boue (Periophtalmus barbarus)Le périophthalme, sauteur de boue est un animal endémique des mangroves. Il vit dans la boue, les rochers et entre les racines des palétuviers.
Amphibie, il est capable de vivre dans et hors de l’eau, il peut s’immerger ou émerger totalement.
Sa respiration à l’air libre est possible grâce à des cavités spéciales dans ses branchies qui lui permettent de stocker l’eau et de fournir un apport d’oxygène via les vaisseaux capillaires de sa bouche et de sa gorge. De même, il peut marcher voire sautiller sur la vase à l’aide de ses nageoires.
Enfin, ses yeux sont adaptés à son mode de vie. Situés au sommet de la tête, ils lui permettent de voir dans toutes les directions. 

Phasme à ailes rouges de Khao Ya (Phaenopharos khaoyaiensis)Les phasmes à ailes rouges de Khao Ya sont des insectes qui ont la particularité de se camoufler avec leur corps de forme allongée à l’aspect d’une brindille ou d’un bâton.
Ils ont une capacité de parthénogenèse, correspondant à un mode de reproduction monoparental, cela signifie que les femelles sont capables, en l’absence de mâles, de pondre des œufs viables qui donneront naissance uniquement à des femelles.
Le phasme est un herbivore qui grignote les feuilles avec ses puissantes mâchoires, appelées mandibules. En captivité, le phasme à ailes rouges de Khao Ya se nourrit de feuilles de ronces, rosiers, framboisiers, cassis ou millepertuis. 

Depuis 2017, une nouvelle espèce vivant dans les eaux tropicales est présentée dans l’exposition "Histoires d’îles" de Nausicaa : l’hétérocongre tacheté.

Hétérocongre tacheté (Heteroconger hassi)L’hétérocongre tacheté vit sur les fonds d’herbiers ou de sable dans la Mer Rouge et les eaux tropicales de l’océan Indien et du Pacifique ouest. Son terrier, en forme de tube vertical, est creusé entre 7 et 45 mètres de profondeur sur les pentes sablonneuses exposées aux courants mais à l’abri des vagues. Il se nourrit principalement de plancton. Il peut mesurer entre 35 et 40 cm de long. L’hétérocongre tacheté vit en colonie de plusieurs dizaines voire centaines d’individus. Il se tient à la verticale, la queue ancrée dans son terrier dans lequel il se retire à l’approche du danger. Les adultes sont sédentaires et ne s’éloignent jamais des côtes. Par contre leurs larves appelées leptocéphales se laissent entraîner par les courants et peuvent voyager au large pendant quelques mois, à la recherche d’un fond sableux favorable à la fondation d’une nouvelle colonie.

 

Depuis 25 ans, le requin-nourrice que l’on retrouve également dans les eaux tropicales est visible dans le bassin "Mer ouverte" de Nausicaa en cohabitation avec le poisson Napoléon.

Requin-nourrice (Ginglymostoma cirratum)Le requin-nourrice appelé également requin dormeur vit sur le fond et les côtes des eaux tropicales peu profondes, depuis la zone intertidale jusqu'à 130 m de fond, dans la zone littorale intertropicale de l’Atlantique et du Pacifique est. Le requin-nourrice est ovovivipare c'est-à-dire que les œufs éclosent l’intérieur du ventre de la femelle où les jeunes requins continuent de croître. Ils seront expulsés lorsqu'ils mesureront 25 à 30 cm environ. Une femelle peut donner naissance à une trentaine d’individus. Il se nourrit de poissons osseux, raies, invertébrés (oursins, crustacés, céphalopodes, …) ainsi que d’algues et de charognes.
Le requin dormeur de Nausicaa est une femelle qui mesure 2,30 m. On estime son âge à près de trente ans ; c'est un des plus vieux pensionnaires de Nausicaa.

Poisson Napoléon (Cheilunus undulatus)Le poisson Napoléon fréquente les récifs coralliens jusqu'à 100 m de profondeur, de préférence les pentes et tombants externes ; les juvéniles préfèrent vivre dans les coraux branchus des lagons.
Le napoléon se nourrit principalement de mollusques et d'invertébrés à carapace dure grâce à ses puissantes dents. Il ingère également sans problème des proies toxiques tels que des oursins venimaux, les étoiles de mer Acanthaster planci ou les poissons-coffres.
Il l'est l'un des plus gros poissons de récif et peut atteindre 229 cm de long et peser jusque 191 kg !